Turi Simeti : l'aventure monochrome(s)

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Open: Tue-Sat 11am-7pm

18 avenue Matignon, 75008, Paris, France
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Turi Simeti : l'aventure monochrome(s)

Paris

Turi Simeti : l'aventure monochrome(s)
to Sat 12 Feb 2022
Tue-Sat 11am-7pm
Artist: Turi Simeti

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Almine Rech presents the first posthumous exhibition of Italian artist Turi Simeti (1929 – 2021), in collaboration with Archivio Turi Simeti.

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The career of Turi Simeti (1929-2021) spanned the history of Italian art in the second half of the twentieth century. From 1961 onwards, his art was based on abstraction, monochromes, and the motif of the oval. Without ever deviating from these concepts, Simeti established a radical language that he continued to develop over six decades.
“Turi Simeti: Monochrome Adventure” is the first solo show of the artist’s work in France since his death in the spring of 2021. An homage to this Sicilian artist, who settled in Milan beginning in the mid-60s, it offers a journey through sixty years of his art, highlighting the constants and variations of his work in its formats, motifs, and colors, up to one of his very last paintings, 3 ovali blu, 2020. Marked by the masterful presence of Lucio Fontana, the monochrome adventure in Milan in the 60s and 70s had Turi Simeti as one of its central figures, along with Agostino Bonalumi, Enrico Castellani, Dadamaino, and Paolo Scheggi. Their aim was to reduce painting to its most elemental parts: color and form.
For Simeti, this form would be the oval, the ultimate essential shape, which he first stuck to the canvas (72 ovali neri, 1962) and then placed underneath it (Polittico nero, 1979)
to create a three-dimensional painting, playing with forms in positive and negative space, and even writing the word “oval” on one of his early drawings (Ovale, 1965).
This use of shape in painting, which was a way of leaving behind the traditional flatness of the canvas, was a common concern in the early 60s, shared also in a figurative perspective by Pino Pascali and Cesare Tacchi in Rome, the city where Turi Simeti began his artistic career.
The artist would explain his choice to create shape in painting in this way: “The three-dimensional area of the painting created from the inside toward the outside and vice-versa offers shifts of light with infinite possibilities and variations. In this way, light completes the artwork and at the same time transforms it, giving it harmony and color.” The motif of the oval or ellipse thus creates tension between perceptual variations of the canvas. In this way, Simeti’s work paralleled the abstract themes of avant-garde groups of the period in various countries: in Italy with Nuova Tendenza (arte programmata), in Germany (ZERO) or in Holland (Nul). He showed his work with these groups on several occasions (“ZERO avantgarde” at Lucio Fontana’s studio in Milan and Galleria del Cavallino in Venice, 1965), which contributed to his reputation outside Italy. His international connections were solidified when he moved to New York in 1967 and stayed for some time, making contacts with the American art scene.
Close to Milanese artists such as Vincenzo Agnetti, Enrico Castellani, Gianni Colombo, and Grazia Varisco, Simeti maintained this minimalist commitment to a form that can be perceived under the surface of the canvas like a fundamental sign pursuing its artistic radicalness. He never departed from the aesthetic direction he chose. The only variations over the years would be the size of the ovals, their number, and their rhythm, as Simeti continued his ongoing exploration of the perpetually changing effects of light on the surface of the canvas (Polittico colorato, 2006; 6 ovali argento, 2018).
In 1979, years after the 1968 earthquake that destroyed the small town of Gibellina in Sicily, not far from Alcamo, Turi Simeti’s hometown, the artist, along with many other Italian figures (including Carla Accardi, Pietro Consagra, Fausto Melotti, Alessandro Mendini, and Nanda Vigo) was commissioned to create a work to be placed in the new Gibellina, built just a few kilometers from the former town, which is today covered by Il Grande Cretto (1984-2015) by Alberto Burri. Simeti, who had already experimented with sculptural space by adding dimensionality to the canvas (and sometimes displaying his work on the ground), created Scultura per Gibellina in white marble. This discreet, human-sized work is located off of a public square and symbolizes the idea of the rebirth of the town with the oval shape that can be perceived in its center.
This exhibition of Turi Simeti’s work allows us to reconsider its place in the monochrome adventure that took place in the second half of the twentieth century in Italy and around the world, inviting us to a spatial and meditative experience of painting.

— Valérie Da Costa, art historian, art critic and curator


Turi Simeti (1929-2021) a traversé l’histoire de l’art italien de la deuxième moitié du XXe siècle élaborant, à partir de 1961, une œuvre basée sur l’abstraction, le monochrome et le motif de l’ovale. Sans jamais dévier de ces concepts, Turi Simeti a mis en place un langage radical qu’il n’a cessé de développer pendant six décennies.
L’exposition « Turi Simeti : l’aventure monochrome(s) » est la première exposition personnelle de l’artiste en France après sa mort au printemps 2021. Hommage au travail de l’artiste sicilien, qui avait choisi Milan dès le milieu des années 60 comme lieu de travail et de vie, elle propose une traversée de soixante ans de création en s’attachant à mettre en avant les constances et les variations de l’œuvre dans ses formats, motifs et couleurs, jusqu’à présenter l’une de ses dernières peintures, 3 ovali blu, 2020.
Au cœur de l’aventure monochrome milanaise des années 60-70, marquée par la présence tutélaire de Lucio Fontana, Turi Simeti est avec Agostino Bonalumi, Enrico Castellani, sans oublier aussi Dadamaino ou encore Paolo Scheggi, l’une des figures centrales de cette scène artistique qui a décidé de réduire la peinture à sa plus stricte élémentarité : une couleur et une forme.
Pour Turi Simeti, cette forme sera l’ovale, forme primordiale par excellence, qu’il colle d’abord sur la toile (72 ovali neri, 1962) avant de la placer dessous (Polittico nero, 1979) pour créer une peinture en volume, jouant ainsi de formes en positif et en négatif, allant même jusqu’à écrire le mot « ovale » sur l’un de ses dessins liminaires (Ovale, 1965).
Cette volumétrie de la peinture, qui est une manière de mieux sortir de la traditionnelle planéité picturale, est une préoccupation commune au milieu des années 60, partagée aussi dans une perspective figurative par Pino Pascali et Cesare Tacchi à Rome, ville où Turi Simeti a commencé à travailler.
L’artiste expliquera ce choix de la mise en volume du tableau en disant : « la superficie tridimensionnelle du tableau créée de l’intérieur vers l’extérieur et inversement offre un jeu de lumières d’infini possibilités et variations. La lumière complète ainsi l’œuvre et dans le même temps la transforme, et lui donne harmonie et couleur. »
Le motif de l’ovale ou de l’ellipse permet donc cette mise en tension des variations perceptives de la toile. Son travail rencontre ainsi les problématiques abstraites des groupes des avant-gardes de ces années qu’ils soient en Italie : Nuova Tendenza (arte programmata), en Allemagne (ZERO) ou en Hollande (Nul) avec lesquels Turi Simeti expose à plusieurs occasions (« ZERO avantgarde » atelier de Lucio Fontana à Milan et galleria del Cavallino, Venise, 1965) et qui contribuent à la reconnaissance internationale de son œuvre en dehors de l’Italie, renforcée par son installation pendant quelque temps à New York en 1967 et ses contacts avec la scène artistique américaine.
Proche des artistes milanais : Vincenzo Agnetti, Enrico Castellani, Gianni Colombo, Grazia Varisco, Turi Simeti conserve cet engagement minimal d’une forme qui affleure sous la surface de la toile comme un signe élémentaire poursuivant sa radicalité picturale sans jamais s’écarter de la ligne esthétique qu’il s’est imposée. Seuls varieront au fil des années la taille des ovales, leur nombre et leur rythme pour explorer encore et toujours les effets perpétuellement changeant de la lumière sur la surface de la toile (Polittico colorato, 2006 ; 6 ovali argento, 2018).
De nombreuses années après le tremblement de terre qui, en 1968, détruisit la petite ville de Gibellina en Sicile, non loin d’Alcamo, ville de naissance de Turi Simeti, l’artiste comme de nombreuses autres personnalités italiennes (Carla Accardi, Pietro Consagra, Fausto Melotti, Alessandro Mendini, Nanda Vigo…) reçoit, en 1979, la commande d’une œuvre qui devra trouver sa place dans la nouvelle Gibellina, construite à quelques kilomètres de l’ancienne ville aujourd’hui recouverte par Il Grande Cretto (1984-2015) d’Alberto Burri. Turi Simeti, qui a déjà expérimenté l’espace de la sculpture en partant de la volumétrie de la toile (parfois exposée au sol), réalise une œuvre en marbre blanc (Scultura per Gibellina). Discrète, à taille humaine, elle se découvre au détour d’une place et symbolise l’idée de renaissance de la ville avec sa forme ovale qui se distingue dans son centre.
L’exposition qui lui est aujourd’hui consacrée permet de reconsidérer la place de son œuvre dans l’aventure monochrome non seulement italienne, mais aussi internationale de la seconde moitié du XXe siècle et nous invite à faire une expérience à la fois spatiale et méditative de la peinture.

— Valérie Da Costa, art historian, art critic and curator

Photo: Ana Drittanti © Courtesy of the Archivio Turi Simeti and Almine Rech


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