Radical Perspectives

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Open: Tue-Sat 11am-7pm

18, rue du Bourg-Tibourg, 75004, Paris, France
Open: Tue-Sat 11am-7pm


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Radical Perspectives

Paris

Radical Perspectives
to Sat 14 May 2022
Tue-Sat 11am-7pm

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What is photography? This question, which seems both simple and obvious at first glance, was the starting point for us in building this large-scale group exhibition. Ten artists, men and women from all horizons, and who, by their practice and the artworks they produce, challenge the preconceived ideas that one could have of photography.

Bigaignon Radical Perspectives 1

Bigaignon Radical Perspectives 2

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How difficult could it be to give a definition of a photographic work when the artist, as art critic Marc Lenot once wrote, “does not use a camera, does not use a lens, does not make landscape or portrait images, does not consider the photograph as a representation of the world and does not submit to the rules of the photographic camera”. The tone is set and opens the way to a new exhibition that is highly representative of the gallery’s DNA, focusing on photosensitive contemporary art!

A succession of about fifteen unique pieces that challenges the commonly accepted definition of photography. In the works presented, the artists, whether invited or represented by the gallery, seem to take photography to places where it is not expected to be, to push it to its very limits.

Where American artist Alison Rossiter questions the process of shooting by looking at the richness of photosensitive papers, even going so far as to unearth and reveal papers dating back from over a century, the Iranian artist Morvarid K tends to desecrate the print instead, and especially its paper medium, sometimes by covering her prints almost entirely under several kilometers of fine lines made with the ballpoint pen, or by having a dancer wear some of her prints on her bare skin over a long period, as if she wanted to bring them back to life. The photographic paper is paradoxically sublimated and the act of making a print, traditionally confined to the darkroom, is deported or extended beyond its walls.

The definition of photography commonly accepted since Nicephore Niepce implies the fixing of the image. By choosing not to fix her prints, Italian artist Vittoria Gerardi is indeed looking at the very nature of photography, light and time, and explores the boundary between the visible and invisible elements that constitute a photograph.

But this exhibition is also about experimenting with the constituent elements of photographic language, its laws and structural variations. The images of Slovenian artist Aleksandra Vajd, prints that are precisely devoid of image, reverse our deepest certainties about photography. They explore the boundaries of the photographic medium to focus on the materiality of light. Other works, like those of Portuguese artist Fernando Marante, explore the effects of time in the construction of the photographic image. The images become maps of intentions, sorts of visual fingerprints of the decisions that are taken during the photographic process.

And what else could be said about the natural link between photography and technology? While technical progress has always been in the evolution of photography since its invention, it could be interesting to question the history of images and their process of creation, and show how photography can go against this technical progress, as does the image by Lionel Bayol-Thémines, which offers a view of the Earth and its Moon at the scale of one single pixel!
On the other hand, Thomas Paquet’s ‘sculpture of light’ literally embraces new technologies, and focusses on the fundamental characteristics of photography to create a digital artwork, of which an NFT version will be launched as of April 13th, on the Danae.io. platform.

Photography can thus be dematerialized, denatured, decomposed, destructured to the point of focusing on its most literal definition, as does French artist Vincent Ballard in his lucid diptych. But it can also come in volume, photographic sculptures. Sculptures made more than twenty years ago by Yannig Hedel as a natural evolution of his own photographs, or yet again, Anne-Camille Allueva’s wall sculpture, which challenges the ephemerality of an image, its reflection, and asks a fundamental question: would photography exist if its invention had not taken place?

An exhibition that shakes up our own certainties, questions and challenges both the visitors and photography itself.


Qu’est-ce que la photographie ? C’est de cette question, simple de prime abord et à laquelle tout un chacun semble avoir une réponse toute trouvée, que nous sommes partis pour construire cette exposition collective d’envergure. Dix artistes, hommes et femmes de tous horizons, qui par leur pratique et les pièces qu’ils et elles produisent, tordent le cou aux idées préconçues que l’on pourrait avoir de la photographie.

Comment définir une œuvre photographique lorsque l’artiste, comme l’écrivait Marc Lenot, « n’utilise pas d’appareil photo, n’utilise pas d’objectif, ne fait pas d’images de paysage ou de portraits, ne considère pas la photographie comme une représentation du monde et ne se soumet pas aux règles de l’appareil photographique ». Le ton est donc donné pour cette nouvelle exposition manifeste et hautement représentative de cette ligne qui caractérise la galerie, l’art contemporain photosensible !

Une quinzaine de pièces, toutes aussi singulières les unes que les autres viennent en effet remettre en cause la définition communément acceptée de ce qu’est une photographie, la photographie. Dans les œuvres présentées, les artistes, invité(e)s ou représenté(e)s par la galerie, emmènent la photographie là où on ne l’attend pas, la pousse dans ses retranchements.

Là où l’artiste américaine Alison Rossiter remet en question la prise de vue, en se penchant sur la richesse des papiers photosensibles, allant jusqu’à dénicher et révéler des papiers de plus d’un siècle, l’artiste iranienne Morvarid K tente plutôt de désacraliser le tirage en recouvrant presque intégralement ses épreuves de petits traits réalisés au stylo, ou en en faisant se vêtir une danseuse, à même le corps, comme pour leur re-donner vie. Le papier photographique est alors paradoxalement sublimé et l’acte physique du tirage, traditionnellement voué à la chambre noire, y est déporté ou prolongé au-delà de ses murs.

La définition communément acceptée de la photographie, depuis Nicephore Niepce, implique la fixation de l’image. Choisir de ne pas fixer ses tirages comme le fait la jeune artiste italienne Vittoria Gerardi, c’est se pencher sur la nature même de la photographie, la lumière et le temps, et explorer la frontière entre les éléments visibles et invisibles d’une photographie.

Mais dans cette exposition il est aussi question d’expérimenter ces éléments qui constituent le langage photographique, ses lois et ses variations structurelles. Les images de l’artiste slovène Aleksandra Vajd, des tirages dénuées d’image justement, renversent nos certitudes les plus profondes sur la photographie. Elles explorent les frontières du médium photographique pour se concentrer sur la matérialité de la lumière. Certaines œuvres, comme celle de l’artiste portugais Fernando Marante, explorent les effets du temps dans la construction de l’image photographique. Les images deviennent alors des schémas d’intentions, des empreintes visuelles de toutes les décisions prises au cours du processus photographique.

Que dire par ailleurs de ce lien qui unit naturellement photographie et technologie. Si le médium tend à évoluer par, et avec, le progrès technique, il est intéressant de questionner l’histoire des images et leur processus de création, et de présenter une photographie allant à contre-courant de ce fameux progrès technique. Et c’est précisément l’objet de cette grande pièce de Lionel-Bayol-Thémines qui nous montre la Terre et sa Lune au niveau du seul pixel.

À l’inverse, la sculpture de lumière de Thomas Paquet embrasse littéralement les nouvelles technologies, et transforme un travail d’étude photographique autour de ses caractéristiques fondamentales que sont la lumière, l’espace et le temps, en une œuvre numérique qui sera même disponible au format NFT dès le 13 avril prochain sur la plateforme Danae.io.

Une photographie dématérialisée, dénaturée, décomposée, déstructurée jusqu’à porter le regard sur sa définition la plus littérale comme le fait Vincent Ballard avec son diptyque éloquent. Et des volumes photographiques aussi. Des sculptures comme une suite logique, naturelle, indissociables des tirages d’où elles puisent leur origine à l’instar de ces pièces de Yannig Hedel réalisées il y a plus de 20 ans. Ou bien encore la sculpture murale convexe signée Anne-Camille Allueva interrogeant le visiteur sur l’image éphémère, son reflet, et posant une question fondamentale : la photographie existerait-elle si son invention n’avait pas eu lieu ?

Une exposition qui bouscule nos certitudes, interroge et défie tant les visiteurs que la photographie elle-même.

Courtesy Bigaignon


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