Motoyuki Daifu: Lovesody

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Open: Wed-Fri 11am-8pm, Sat-Sun 10am-8pm

5-7 Rue de Fourcy, 75004, Paris, France
Open: Wed-Fri 11am-8pm, Sat-Sun 10am-8pm


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Motoyuki Daifu: Lovesody

to Sun 12 Jun 2022

Artist: Motoyuki Daifu

5-7 Rue de Fourcy, 75004 Motoyuki Daifu: Lovesody

Wed-Fri 11am-8pm, Sat-Sun 10am-8pm


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The MEP presents the first institutional exhibition in Europe of the young Japanese artist Motoyuki Daifu. Organized in conjunction with the show Love Songs, this exhibition presents the series “Lovesody” (2008), an intimate portrait of a whirlwind relationship that he calls his “rhapsody of love”.

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In 2008, Motoyuki Daifu was 23 years old and fell in love at first sight with a single mother of a two-year-old boy, pregnant with her second child. Their relationship became the subject of a series of colour photographs full of joy and tenderness but also tinged with melancholy, coining the term Lovesody, a portmanteau combining the words “love” and “rhapsody”, which for him encapsulated this intense and unexpected story.

Through these candid snapshots, the photographer paints a moving and unvarnished portrait of their daily lives. Citing Juergen Teller’s raw and seemingly spontaneous images as an influence, Daifu reveals their small, chaotic flat in intimate, unstaged photographs. Cluttered with toys, colored plastic objects, dirty dishes – piles of crumpled clothes, overflowing bin bags, Hello Kitty baby items, plates of half-eaten toast – this cramped space, with its joyful disorder, seems a world away from our preconceived notions of the structured, minimalist Japanese home we might think of in relation to Marie Kondo, the Japanese guru of domestic tidying.

Their relationship would last only six months, through the end of her pregnancy and the first weeks of the new- born’s life. The fleeting nature of their love, combined with the young woman’s vulnerability as the birth of her second child approaches, makes the images even more poignant, and reveals Motoyuki Daifu as the sensitive witness to a period filled with both happiness and uncertainty. Lovesody makes it possible for the viewer to feel the artist’s ambiguous position; his gaze shifts from a fervent lover to a complicit friend, a protective father, even a child seeking his mother’s attention. All the while, he invites us to discover beauty and grace in life’s inevitable disorder.

Born in Tokyo in 1985, Motoyuki Daifu lives and works in Kanagawa. He graduated from Tokyo Visual Arts College in 2007. At the age of 19, while still a student, he decided to devote himself to photography, documenting his family of seven people sharing a small, chaotic flat, in intensely personal, unstaged photographs. Since then, his daily life has become a continual source of inspiration for his work.

In 2014, Daifu was one of the finalists for the prestigious Prix Pictet and for the Nissan Art Award in 2017.

Numerous books have been published on his work, including Lovesody (Little Big Man Books, 2012) and Project Family (Dashwood Books, 2013); his photographs are also reproduced in Hypermarché-novembre (The Gould Collection, 2018) which juxtaposes his images with poems by the French writer Michel Houellebecq.

The artist lives in Kanagawa, Japan.

He is represented by Misako & Rosen Gallery, Tokyo.


La MEP est heureuse de présenter la première exposition institutionnelle en Europe du jeune artiste japonais Motoyuki Daifu. S’inscrivant en résonance avec l’exposition Love Songs, cette exposition est consacrée à la série « Lovesody » (2008), qui raconte sa « rhapsodie amoureuse », une histoire d’amour fulgurante.

En 2008, Motoyuki Daifu a 23 ans et s’éprend éperdument – au premier regard – d’une mère célibataire d’un garçon de deux ans, qui attend un nouvel enfant. Leur relation devient le sujet d’une série de photographies en couleur empreintes de joie et de tendresse mais aussi de mélancolie, pour laquelle il invente le titre Lovesody – un mot-valise réunissant les termes en anglais « amour » et « rhapsodie », et qui pour lui traduit cette histoire aussi inattendue que fulgurante.

À travers ses clichés pris sur le vif, le photographe réalise le portrait émouvant et sans fard de leur vie quotidienne. Citant comme influence les images spontanées irrévérencieuses et sans artifice de Juergen Teller, Daifu nous ouvre la porte d’un petit appartement où règne un certain chaos, dans des clichés très intimes sans mise en scène. Envahi de jouets, d’objets en plastique coloré, de vaisselle – vêtements froissés entassés, sacs poubelles débordants, affaires pour bébé Hello Kitty, assiettes de toasts à moitié mangés – cet espace exigu, avec son joyeux désordre, semble à mille lieues de nos idées reçues sur la maison japonaise structurée et minimaliste qu’évoque Marie Kondo, gourou japonaise du rangement domestique.

Cette relation ne durera que six mois, le temps de la fin de la grossesse et des premières semaines du nourrisson. Le caractère éphémère de leur amour, allié à la vulnérabilité de cette jeune femme à l’approche imminente de la naissance de ce deuxième enfant, rend les images encore plus poignantes, et fait de Motoyuki Daifu le témoin sensible d’une période remplie à la fois de bonheur et d’incertitude. Lovesody nous permet de ressentir la position ambiguë de l’artiste pendant cette période : son regard passe sans cesse de celui d’un amoureux fervent à celui d’un ami complice, d’un père protecteur, et même d’un enfant recherchant l’attention de sa mère. La série nous invite en même temps à découvrir la beauté et la grâce dans l’inévitable désordre de la vie.

Né à Tokyo en 1985, Motoyuki Daifu vit et travaille à Kanagawa, Japon. Il est diplômé du Tokyo Visual Arts College en 2007. Il décide à l’âge de 19 ans, alors qu’il est encore étudiant, de se consacrer à la photographie, en documentant dans des clichés bruts l’intimité de sa famille, constituée de sept personnes partageant un petit appartement chaotique. Depuis, sa vie quotidienne s’est érigée en source continuelle d’inspiration.

En 2014, Daifu est l’un des finalistes pour le prestigieux prix Pictet ainsi que pour le Nissan Art Award en 2017.

Son travail fera l’objet de nombreuses publications dont Lovesody (Little Big Man Books, 2012) et Project Family (Dashwood Books, 2013) ainsi qu’Hypermarché-novembre (The Gould Collection, 2018) qui juxtapose ses images et des poèmes de l’écrivain français Michel Houellebecq.

Il est représenté par la galerie Misako & Rosen, Tokyo.

From the series "Lovesody", 2008 © Motoyuki Daifu


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