Finger Bang

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Open: Tue-Sat 10am-6pm

76 rue de Turenne, 75003, Paris, France
Open: Tue-Sat 10am-6pm


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Finger Bang

to Wed 21 Sep 2022

76 rue de Turenne, 75003 Finger Bang

Tue-Sat 10am-6pm


version française ici

HENNI ALFTAN, TREVOR BAIRD, GENESIS BELANGER, CHRIS BOGIA, GELITIN, ELIZABETH GLAESSNER, VIVIAN GREVEN, IVY HALDEMAN, SHARON MADANES, NIKKI MALOOF, JESSE MOCKRIN, DANIELLE ORCHARD, GAHEE PARK, VERONIKA PAUSOVA, CHRISTINA QUARLES, SARAH SLAPPEY, EMILY MAE SMITH, MICHAEL STAMM, JESSICA STOLLER, YOUNG-JUN TAK, ROBIN F. WILLIAMS, MARK YANG

GROUP SHOW, CURATED BY GENESIS BELANGER & GAHEE PARK

The history of painting has been littered with hands. Think of Christ Pantocrator presiding over some crumbling frescoed dome with his peace sign at half-mast. See the saints and their implements – a key, an anchor, a platter of breats… Hands were the locus of identity, a who’s who. Now picture Michelangelo’s The Creation of Adam at the Sistine Chapel; Adam, a little limp in the wrist, receives the spark of life from God. Hands giving, hands taking. Art, its religious and didactic functions now obsolete, is handsier than ever.

Finger Bang, curated by sculptor Genesis Belanger and painter GaHee Park, surveys the work of 22 living artists who depict fingers and hands to various ends and effects. The results are wide-ranging but all can agree that the hand remains an area to be mined for psychological, sexual, and political meanings. Much of the work in the exhibition is of a surrealist bent and, in keeping with that, bodily imagery pervades. Fingers and hands appear where they shouldn’t be, often severed or separate from their host body. A popular reading of the dismembered and distorted bodies strewn about the great works of classical Surrealism is that this imagery played out as a reaction to the horrors of World War I. A more Freudian take on this diagnosed a latent impulse towards violence (often directed at women). Some of the work in Finger Bang does engage comparable traumas but the way it deals with the body is the product of much more contemporary impulses and behaviors: it grew up on cut-and-paste, it deploys Postmodern samplings and relishes in radical decontextualization. Very often the effect is darkly humorous, inciting knowing laughter and discomfort in equal measure.

Across all the work here, the body keeps cropping up – fragmented and unruly, a thing to be kept in check for fear it might run rampant or amuck. Many of the artists are grappling with flesh in a world that is increasingly hostile towards having a body that is truly one’s own – autonomous, desirous, expressive. In this way, Finger Bang grasps our contemporary moment.

About the curators
Curators Genesis Belanger (b. 1978) and GaHee Park (b. 1985) briefly overlapped at Hunter College’s MFA program in the twenty-teens. Each remembers encountering, and admiring, the other’s work before eventually forming a great friendship born of the synergy they felt between what they were making then – and continue to make. Belanger and Park live and work in Brooklyn and Montreal, respectively.

L’histoire de l’art regorge de mains. Pensez au Christ pantocrator, présidant quelque dôme en ruine couvert de fresques avec son signe de paix qu’il dresse comme un drapeau en berne. Regardez les saints et leurs outils – une clé, une ancre, un plateau de seins… Les mains étaient l’épicentre de l’identité, un bottin mondain. Imaginez maintenant La création d’Adam de Michel-Ange à la chapelle Sixtine; un peu mou du poignet, Adam reçoit l’étincelle de vie de Dieu. Des mains qui donnent, des mains qui prennent. L’art, dont les fonctions religieuses et didactiques sont désormais obsolètes, est plus manuel que jamais.

Organisée par la sculptrice Genesis Belanger et la peintre GaHee Park, Finger Bang présente le travail de 22 artistes vivants qui représentent des doigts et des mains à des fins et des effets divers. Les résultats sont très variés mais s’accordent sur une chose: la main reste un domaine qui mérite toujours d’être exploité pour ses significations psychologiques, sexuelles, et politiques. Une grande partie des œuvres de l’exposition est d’inspiration surréaliste et, en accord avec ça, l’imagerie corporelle est omniprésente. Des doigts et des mains apparaissent là où ils ne devraient pas être, souvent coupés ou séparés du corps dont ils proviennent.

Une interprétation courante des corps démembrés et déformés qui parsèment les grandes œuvres du surréalisme classique consiste à dire que cette imagerie a été créée en réaction aux horreurs de la Première Guerre mondiale. Une vision plus freudienne de ce phénomène diagnostique une impulsion latente vers la violence (souvent dirigée contre les femmes). Si certaines œuvres de Finger Bang traitent effectivement de traumatismes comparables, la façon dont elles abordent le corps est le produit d’impulsions et de comportements beaucoup plus contemporains: elles ont grandi avec le copier-coller, elles déploient des échantillonnages postmodernes et baignent dans une décontextualisation radicale. Très souvent, l’effet produit est un humour noir, suscitant rire complice autant que malaise.

Dans toutes les œuvres présentées ici, le corps revient sans cesse – fragmenté et indiscipliné, une chose qu’il faut surveiller de peur qu’elle ne commence à sévir ou à se déchaîner. De nombreux artistes sont aux prises avec la chair dans un monde de plus en plus hostile à l’idée d’avoir un corps qui soit vraiment le sien – autonome, désirant, expressif. De cette manière, Finger Bang saisit notre moment contemporain.

Les curatrices

Genesis Belanger (née en 1978) et GaHee Park (née en 1985) se sont rencontrés au programme MFA du Hunter College à New York dans les années 2010, où chacune se souvient avoir découvert et admiré le travail de l’autre avant de nouer une grande amitié née de la synergie qu’elles ont ressentie entre ce qu’elles faisaient – et continuent de faire. Belanger et Park vivent et travaillent respectivement à Brooklyn et Montréal.

View of the exhibition ‘Finger Bang’ curated by Genesis Belanger and GaHee Park at Perrotin Paris, 2022. © Photo: Claire Dorn / Courtesy of the artist and Perrotin


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