Daniel Gibson: Nature Always Wins

, ,
Open: Tue-Sat 11am-7pm

64 rue de Turenne, 75003, Paris, France
Open: Tue-Sat 11am-7pm


Visit    

Daniel Gibson: Nature Always Wins

to Sat 30 Jul 2022

Artist: Daniel Gibson

64 rue de Turenne, 75003 Daniel Gibson: Nature Always Wins

Tue-Sat 11am-7pm


version française ici

Almine Rech presents Daniel Gibson’s second solo show with the gallery.

Nature Always Wins is Daniel Gibson’s second solo exhibition with Almine Rech and his premiere European exposition in Paris. Defined with a collection of paintings, Nature Always Wins delves into Gibson’s ongoing beliefs reminding us of cultural intimacies, circumvented fears, and the guarantee that accompanies nature’s cyclicity.

“Curiosity got the better of fear, and I did not close my eyes.” A final utterance in the narrator’s inner voice from the last line in Jorge Luis Borges’ short story There Are More Things. As an exhibition Nature Always Wins is an extension of that remark; a pressing concession and survey describing a value-neutral confrontation of cognizance. Nature Always Wins doesn’t posit nature as an adversary to human existence. Instead Nature Always Wins warrants a kind of peace when understanding the course and strength of a force that will always recover and reclaim.

A product of interlocutors from a wide breadth, Gibson adds to the semiotics of subjective discovery via paint on surface with influences ranging from German Expressionism, American Western allegory, and time spent with double-consciousness as defined by W.E.B. Du Bois. Like Nature, Gibson habitually with eyes open ameliorates; rising from sidelining and decrees subjugated upon otherness with opportunities –curious coevals persistent on defining realness and anointing who gets to win– because nature always wins.

A predominantly blue painting, Turning Into A Cricket With Red Flower features a larger than life humanoid figure lying chest down with a palm flat along the ground with its elbow flanked upward, mimicking the angular body of a cricket while staring outward interrupting the fourth wall with a mask-like face accentuated with lines, colors, and creases. This posturing breaks the figures’ repose appearing to push upward adding an advancing movement breaking melancholic stillness often associated with figuration in blue hues. Crickets have significance for Gibson as he held space in his studio within our collective stillness at the onset and months following the pandemic. The chirps of two crickets filled the studio with metronomic regularity offering an alliance and grounding—cohabitation was the only option.

Surrounded by an inflamed red pink sky, a fully bloomed sunflower with its head attached to a wildly fauvist-purple stalk appears to ascend like a comet dynamically intersecting Crossing Through The Meadow. Sitting centered and flanked on all sides with thick brown paint representing the sunflower’s disk florets, a graphite skull is portrayed exposing the raw linen that lies beneath, hinting at a process revealed. Rocks piled along the foreground are personified with emblazoned linear profiles of human-like faces contouring the exterior curvatures. Healthy stout flowers share the same space amongst the rocks, adorning a hidden oasis of flat open floral fields and calm water. A silhouetted family of five conjoined by color stand huddled and small along the far away horizon line adding emphasis to this found land that offers respite.

A bold confluence of grayscale and color, the eponymous titled landscape painting Nature Always Wins depicts a monochrome war machine with its operator marching off of the painting’s left edge. Churning up rocks, crushing plants, and leveling all in its pathway including a freshly wiped-out sunflower laying dormant and centered on the machine-made track. Yet the painting Nature Always Wins simultaneously illustrates nature actively abolishing the presence of the bleak war machine replacing each of its steps with fresh croppings of flowers and foliage. As a curious observer, a big red bloom with tightly fused petals stands with spindly stems adhered atop a formation of rocks watching over like a new kind of foreman. Even the deep purple sky gifts this reconditioned land a fresh sunflower with its stem still in the same atmospheric violet because nature always wins.

Nature Always Wins is a light reminding us of a path always taken when our perceptions and beliefs in anthropocentric chronology are interrupted. A flower begat from its bygone predecessor is born into existence. Cracking open as a buried seedling below the earth pushing onwards and breaking through soil. Feeding on electromagnetic radiation, growing and blooming, while fulfilling its five stages after gifting its successor. What appears as a grand crescendo with a finalé is in effect a reboot we can trust will happen again, as always because nature always wins.

Nilay Lawson


Nature Always Wins est la deuxième exposition personnelle de Daniel Gibson chez Almine Rech et sa première en Europe. Articulée autour d’une sélection de peintures, Nature Always Wins nous plonge dans les thématiques chères à l’artiste et nous rappelle les intimités culturelles, les peurs contournées et l’immuabilité des cycles de la nature.

« La curiosité l’emporta sur la peur et je ne fermai pas les yeux » – ainsi conclut la voix intérieure du narrateur dans la dernière ligne de la nouvelle de Jorge Luis Borges, There are more things. L’exposition Nature Always Wins est un prolongement de cette affirmation, une concession pressante, une étude décrivant sans parti-pris la confrontation de la connaissance. Nature Always Wins ne pose pas la nature comme adversaire de l’existence humaine, mais plutôt comme la garantie d’une sorte de paix pour celui qui comprend le flux et la puissance d’une force qui se régénère toujours.

Produit d’interlocuteurs variés, Gibson apporte sa pierre à la sémiotique de la découverte subjective par la peinture sur surface ; ses influences vont de l’expressionnisme allemand aux allégories de l’Ouest américain, en passant par le temps passé dans la « double conscience » définie par W.E.B. Du Bois. Comme la nature elle-même, Gibson s’améliore perpétuellement, les yeux grands ouverts ; il dépasse l’ostracisme et les diktats imposés à l’altérité en créant des opportunités – curieux contemporains déterminés à définir la réalité et à glorifier le gagnant – parce que la nature gagne toujours.

Peinture à dominante bleue, Turning Into A Cricket With Red Flower présente une figure humanoïde plus grande que nature ; allongée sur le ventre, paume à plat et coude dressé vers le ciel, elle imite le corps anguleux d’un criquet. Son visage en forme de masque, fait de lignes, de couleurs et de plis, nous fixe ; son regard brise le quatrième mur. Posture qui interrompt le repos du personnage, qui semble se redresser et avancer, brisant ainsi l’immobilité mélancolique souvent associée à la figuration quand elle fait appel à des teintes bleutées. Les criquets occupent une place particulière pour Gibson, réfugié dans son atelier dès le début de l’immobilité collective provoquée par la pandémie et dans les mois qui ont suivi. Les stridulations d’un couple de criquets emplissaient alors son atelier avec une régularité de métronome, lui apportant compagnie et ancrage – pas d’autre choix alors que de cohabiter.

Entouré d’un ciel rouge-rosé flamboyant, un tournesol épanoui, la tête fixée à une tige résolument violet fauviste, s’élève telle une comète traversant Crossing Through The Meadow. Placé au centre et entouré de tous côtés d’une épaisse peinture marron représentant les fleurons du disque du tournesol, un crâne gris graphite laisse entrevoir le lin brut sur lequel il repose, allusion à un procédé révélé. Les pierres empilées au premier plan sont animées par des profils au trait de visages quasi-humains qui en épousent les contours. Des fleurs robustes et saines partagent l’espace avec les pierres, ornements d’une oasis cachée de prairies en fleur et d’eaux paisibles. Une famille de cinq silhouettes, unifiée par la couleur, se blottit, toute petite, le long d’une lointaine ligne d’horizon, accentuant encore cette terre découverte qui lui offre un répit.

Confluence audacieuse de noir & blanc et de couleurs, le paysage éponyme Nature Always Wins représente une machine de guerre monochrome et son maître semblant quitter la toile par le bord gauche. Elle broie la roche, écrase les plantes et nivelle tout sur son passage, y compris un tournesol fraîchement détruit, laissé là au centre de la piste tracée par la machine. Et pourtant, le tableau Nature Always Wins montre aussi la nature effaçant activement la présence de la terrible machine, remplaçant chacune de ses destructions par de nouvelles pousses de fleurs et de feuillage. Curieuse observatrice, une grande fleur rouge aux pétales resserrés se dresse, sa mince tige émergeant d’un tas de pierres, surveillant la scène comme une sorte de contremaître. Même le ciel violet profond offre à cette terre reconditionnée un nouveau tournesol, sur une tige du même violet atmosphérique – parce que la nature gagne toujours.

Nature Always Wins est une lumière qui nous rappelle le chemin que l’on emprunte toujours quand nos perceptions et convictions d’une chronologie anthropocentrique sont remises en cause. Une fleur, engendrée par un ancêtre disparu, naît à la vie. Fissure béante, comme une pousse enfouie dans la terre qui pousse à toute force et perce. Elle se nourrit du rayonnement électromagnétique, elle grandit et s’épanouit, elle vit ses cinq étapes après avoir fait le don d’un successeur. Ce qui apparaît comme un crescendo grandiose et son final n’est en fait qu’un recommencement dont on peut être sûr qu’il se répétera encore et encore, parce que la nature gagne toujours.

— Nilay Lawson

all images © the gallery and the artist(s)


more to explore:

 
 

By using GalleriesNow.net you agree to our use of cookies to enhance your experience. Close