Calder Unfolding

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Open: Tue-Sat 11am-7pm

18 avenue Matignon, 75008, Paris, France
Open: Tue-Sat 11am-7pm


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Calder Unfolding

to Sat 12 Nov 2022

18 avenue Matignon, 75008 Calder Unfolding

Tue-Sat 11am-7pm


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Almine Rech presents Calder Unfolding, a survey of work by Alexander Calder. Known internationally as a titan of twentieth-century art, Calder (1898–1976) deftly worked across a range of media throughout his career. Highlighting examples of gouache, jewelry, and sculpture, the exhibition offers a rare opportunity to behold a broad scope of the artist’s work.

Unique among his contemporaries, Calder devised a number of new mediums during his lifetime, none more famous than the mobile. Giving form to something as ephemeral as currents of air, he astonished the world with his creation of kinetic sculpture in 1931. As philosopher Jean-Paul Sartre once wrote of his work, “A passing glance is not enough; you must live with it, be bewitched by it […] The movements of Calder’s mobiles have a life of their own.” Featured in the Rech presentation is an untitled hanging mobile from 1963 composed of delicate sheet metal elements affixed to cascading wire tendrils. Made at the height of Calder’s career, the mobile’s expansive scope of movement ensures that its audience will never experience it the same way twice.

Also included is Puntos Blancos (1955), a standing mobile where the moving elements sit atop a graceful wire base. In 1955, Calder paid an extended visit to Venezuela, where he had been commissioned to create an acoustic ceiling for the auditorium at the Universidad Central de Venezuela in Caracas, designed by his friend, the architect Carlos Raúl Villanueva. The exquisite curvature of the filament base hearkens back to Calder’s wire sculptures made in the 1920s and early 1930s, the nascent years of his career. The discs balancing upon it bob with the musicality of a corps de ballet, recalling the euphonic project that brought Calder to South America.

In addition to sculpture, a number of pieces of jewelry will be on view. Calder made jewelry throughout his life, beginning in his childhood years when he first crafted ornaments for his sister’s dolls from found bits of wire. In this spirit of generosity, his works of jewelry were frequently gifts that he made for his wife, daughters, and numerous friends. A striking, early pair of nickel-plated earrings (c. 1930) show his facility with even the smallest pieces of wire, while a bold brooch (c. 1938) illuminates “jewels” of colored glass against a toothed, brass wire backing.

Similarly of note is a figa hair comb. The figa, a clenched fist with the thumb tucked into the forefingers, is a potent symbol of fertility in Brazil. This comb from around 1948 was likely made during the first of Calder’s several, extended pilgrimages to the country, when his work was the subject of solo exhibitions in both São Paulo and Rio de Janeiro. The ancient spiral, another important symbol in Calder’s iconography, appears frequently in his jewelry, and can be seen in a number of the brooches, bracelet, and earrings on view.

A collection of Calder’s gouache works round out the exhibition. As masterful working in two dimensions as he was in three, the artist had a penchant for muscular color and strong forms. Many of them underscore Calder’s commitment to abstraction, such as Untitled (1963), a painting bisected by glorious swaths of citrine- and tomato-hued pigment, and overlaid by washy, black orbs that seem to float in space much as the elements of a mobile do. Once again, the spiral figures prominently, this time in a gouache dating from 1970. It takes the shape of a snake coiling in upon itself, an illusionistic image that also conjures a spinning ratchet wheel the longer one’s eye lingers upon it.

— Jessica Holmes, writer and critic


La galerie Almine Rech est heureuse de présenter Calder Unfolding, un ensemble d’œuvres d’Alexander Calder exposées du 13 octobre au 12 novembre 2022. Mondialement reconnu comme l’une des grandes figures du vingtième siècle, Calder (1898-1976) a travaillé un grand nombre de media tout au long de sa carrière. Mettant en lumière la gouache, les bijoux, la sculpture, l’exposition offre une rare occasion d’admirer l’ampleur de l’œuvre de l’artiste.

Unique parmi ses contemporains, Calder a élaboré plusieurs nouvelles techniques au cours de sa vie, la plus célèbre étant le mobile. Donnant forme aux mouvements de l’air – et quoi de plus éphémère ! –, il étonna le monde avec la création de sa sculpture cinétique en 1931. Comme l’écrit le philosophe Jean-Paul Sartre au sujet de son œuvre, “ Il ne s’agit pas d’y jeter un coup d’œil en passant ; il faut vivre dans son commerce et se fasciner sur lui. (…) [Les mouvements des mobiles de Calder] ont une vie propre ”. L’exposition d’Almine Rech présente un mobile suspendu, datant de 1963, composé d’éléments en tôle attachés en cascade à des tiges de fer. Ce mobile, créé à l’apogée de la carrière de Calder, offre une multitude de possibilités de mouvements, de sorte qu’on ne le voie jamais deux fois de la même manière.

Également présenté dans cette exposition, Puntos Blancos (1955) est un mobile dont les éléments se dressent sur une élégante base métallique. En 1955, Calder fit un long séjour au Venezuela, ayant reçu une commande pour la création d’un plafond acoustique pour l’auditorium de l’Université Centrale du Venezuela à Caracas, conçu par son ami, l’architecte Carlos Raúl Villanueva. La belle courbe de la base en filaments renvoie aux sculptures en fils de fer que Calder avait créées dans les années 1920 et 1930, à l’aube de sa carrière. Des disques en équilibre semblent flotter et créent une musicalité évoquant un corps de ballet, rappelant le projet euphonique qui avait amené Calder en Amérique du Sud.

Outre les sculptures, neuf bijoux seront également exposés. Calder en a créé toute sa vie, dès son enfance lorsqu’il confectionnait des ornements pour les poupées de ses sœurs à partir de bouts de fils de fer trouvés. Dans ce même esprit de générosité, ses créations de bijoux étaient souvent l’objet de cadeaux à sa femme, à ses filles ou à de nombreux amis. Une paire de boucles d’oreilles étonnante en plaqué nickelé (vers 1930) montre sa dextérité à sculpter des fils de fer même de toute petite taille ; une broche audacieuse (vers 1938) fait ressortir des “joyaux” de verre de couleur sur un fond de fils de laiton dentelé.

Autre objet notoire, le peigne à cheveux en figa. Le figa, poing serré entre l’index et le majeur, est un symbole fort de fertilité au Brésil. Ce peigne, qui date d’environ 1948, a sans doute été créé pendant le premier long pèlerinage que Calder effectua dans ce pays (il en fit plusieurs), quand son œuvre faisait l’objet d’expositions personnelles à São Paulo et à Rio de Janeiro. L’antique spirale, autre symbole important de l’iconographie de Calder, revient souvent dans ses bijoux et se retrouve dans nombre de broches, bracelets et boucles d’oreilles exposés.

Un ensemble de gouaches complète l’exposition. Maitrisant magistralement les techniques bidimensionnelles comme tridimensionnelles, l’artiste avait un penchant pour les couleurs franches et les formes puissantes, celles-ci soulignant souvent son engagement envers l’abstraction, comme on le voit dans Untitled (1963), une peinture divisée en deux par de magnifiques aplats de couleurs citrine et tomate, sur lesquels s’ajoutent des globes noirs en détrempe qui semblent flotter dans l’espace tels les éléments d’un mobile. Là encore, la spirale a sa place : cette fois-ci, on la retrouve dans une gouache de 1970. Elle prend la forme d’un serpent enroulé sur lui-même, une image illusionniste qui, plus on la regarde, fait apparaitre un rouet en mouvement.

— Jessica Holmes, écrivain et critique

all images © the gallery and the artist(s)


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